Checklist de projet : Pour un petit projet (comme organiser un pique-nique ou une partie de foot sur Mars ou créer un kit pour les habitants), créez une checklist générique des étapes à suivre indispensables quelque soit le projet.
Accroche (description courte en une phrase )
Définir les étapes
L'essentiel (description en 500 caractères max)
Checklist de projet : Pour un petit projet (comme organiser un pique-nique ou une partie de foot sur Mars ou créer un kit pour les habitants), créez une checklist générique des étapes à suivre indispensables quelque soit le projet.
Contenu textuelObjectif : Développer des méthodes de travail efficaces et accessibles à tous les membres du groupe. Intention : Simplifier les processus pour maximiser l'efficacité et l'inclusion de tous les participants.
Organiser un moment à plusieurs, c’est comme planifier une recette en plusieurs étapes. Chaque phase est essentielle pour arriver à un résultat délicieux et satisfaisant. "Avec une bonne organisation, même un projet complexe peut être aussi simple qu’une recette de gâteau au chocolat."
Ressources complémentaires
Un outil simple pour faire le tour d'une situation : le qqocp
Rituel de début : Créez un petit rituel d'ouverture pour vos temps en famille ou de groupe, comme un tour de table pour partager une bonne nouvelle.
Clôture avec un compliment : Terminez chaque réunion ou activité en faisant un tour de table où chacun dit ce qu'il retient de ce moment.
L'essentiel (description en 500 caractères max)
Rituel de début : Créez un petit rituel d'ouverture pour vos temps en famille ou de groupe, comme un tour de table pour partager une bonne nouvelle.
Clôture avec un compliment : Terminez chaque réunion ou activité en faisant un tour de table où chacun dit ce qu'il retient de ce moment.
Contenu textuelObjectif : Développer des méthodes de travail efficaces et accessibles à tous les membres du groupe. Intention: Simplifier les processus pour maximiser l'efficacité et l'inclusion de tous les participants.
Ouverture/clôture L’ouverture et la clôture, ce sont comme les portes d’une maison : elles accueillent et disent au revoir. Bien débuter et finir une réunion donne le ton et laisse une impression positive. "Une bonne ouverture attire l’attention comme une bande-annonce de film, et une bonne clôture laisse tout le monde impatient pour la suite."
Ressources complémentaires
Voici quelques exemples de questions à poser en ouverture :
Avec quoi je viens ?
Quelles sont mes intentions pour cette réunion ?
Je serais content si quoi ?
Citez une chose que vous avez appris ces derniers jours
Citez une chose qui vous a émerveillé ces derniers jours
En fermeture :
Avec quoi je repars ?
Quelles actions je vais faire pour la prochaine fois ?
Si vous êtes beaucoup : un mot pour décrire ce que je viens de vivre
Qu'est-ce que je peux dire pour nourrir et soutenir les actions des autres ?
Faîtes un brainstorming de 5 minutes où toutes les idées sont acceptées. Prenez un problème à résoudre (ex : comment réussir ses vacances...). Posez-vous la question inverse : Comment passer les pires vacances ?
En quoi votre compréhension du problème initial a-t-elle évolué ? Comment analysez-vous maintenant les solutions déjà essayées ? Quelles nouvelles idées ou envies cela vous donne-t-il pour la suite ?
L'essentiel (description en 500 caractères max)
Faîtes un brainstorming de 5 minutes où toutes les idées sont acceptées. Prenez un problème à résoudre (ex : comment réussir ses vacances...). Posez-vous la question inverse : Comment passer les pires vacances ?
En quoi votre compréhension du problème initial a-t-elle évolué ? Comment analysez-vous maintenant les solutions déjà essayées ? Quelles nouvelles idées ou envies cela vous donne-t-il pour la suite ?
Contenu textuelObjectif : Développer des méthodes de travail efficaces et accessibles à tous les membres du groupe. Intention : Simplifier les processus pour maximiser l'efficacité et l'inclusion de tous les participants.
Divergence/idéation La phase de divergence, c’est le moment où toutes les idées sont les bienvenues, même les plus folles. C’est comme un brainstorming où l’on libère sa créativité. "Imaginez que vous êtes en train de récolter des étoiles : plus vous en attrapez, plus le ciel devient lumineux."
Vote rapide : Après un brainstorming, (par exemple : idée repas ou activités pour la journée )chaque participant vote pour ses trois idées préférées. Les idées avec le plus de votes sont retenues pour une discussion plus approfondie.
Et / ou
Top 3 : En famille, choisissez ensemble les trois idées les plus réalisables et pertinentes parmi celles proposées, et planifiez comment les mettre en œuvre.
Accroche (description courte en une phrase )
S'accorder
L'essentiel (description en 500 caractères max)
Vote rapide : Après un brainstorming, (par exemple : idée repas ou activités pour la journée )chaque participant vote pour ses trois idées préférées. Les idées avec le plus de votes sont retenues pour une discussion plus approfondie.
Et / ou
Top 3 : En famille, choisissez ensemble les trois idées les plus réalisables et pertinentes parmi celles proposées, et planifiez comment les mettre en œuvre.
Contenu textuel
Intention : Aboutir à une conclusion commune
Objectif : Que chacun puisse vivre avec le résultat consenti
Après l'émergence, il faut converger, c’est-à-dire trier les idées pour se concentrer sur les plus pertinentes. C’est comme passer un tamis pour garder les pépites d’or. "Quand vous convergez, vous transformez un océan d’idées en un ruisseau clair et précis."
La phase de convergence intervient à la fin d'une réunion de groupe pour parvenir à une conclusion commune. Elle peut se produire après l'émergence de plusieurs propositions, d'une seule proposition ou en l'absence de proposition.
Détective des Tensions : Résolvez, Détendez, Souriez !
⚫️ ⚫️ ⚫️
Action
LE DÉFI 19 = GÉRER LES TENSIONS
Imaginer une situation de tension au sein d'un groupe. Noter: Les causes possibles de la tension.
Les sentiments et points de vue des personnes impliquées.Proposer une solution constructive pour gérer la tension.
Comment cette solution favorise-t-elle une meilleure communication et compréhension ?
Est-elle utilisable pour résoudre des tensions similaires?
Accroche (description courte en une phrase )
Détective des Tensions : Résolvez, Détendez, Souriez !
L'essentiel (description en 500 caractères max)
Imaginer une situation de tension au sein d'un groupe. Noter: Les causes possibles de la tension.
Les sentiments et points de vue des personnes impliquées.Proposer une solution constructive pour gérer la tension.
Comment cette solution favorise-t-elle une meilleure communication et compréhension ?
Est-elle utilisable pour résoudre des tensions similaires?
Contenu textuelObjectif : Apprendre à reconnaître et à résoudre les conflits de manière constructive. Intention : Maintenir un climat de travail harmonieux et productif, même face à des désaccords.
Gérer les Tensions : Étapes Clés pour Transformer les Conflits en Collaboration
Les tensions peuvent surgir dans n'importe quel contexte : au sein de la famille, au bureau, ou dans un groupe citoyen. Qu'il s'agisse d'un "bonjour" un peu agressif ou d'une mésentente plus profonde, il est essentiel de savoir comment apaiser les tensions et trouver des solutions. Voici comment transformer un conflit en collaboration harmonieuse et maintenir un esprit d'équipe fort et positif.
1. Être à l’Écoute pour Anticiper les Conflits
Écoute active et présence :
Pour anticiper les tensions, il est crucial d’être à l’écoute et présent. Que ce soit en famille, au travail, ou dans une association, votre présence régulière aide à identifier les signes avant-coureurs de conflits. Soyez attentif à la communication verbale et non verbale : ton de voix, expressions faciales, gestes... Prenez le temps de discuter individuellement avec les membres pour comprendre leur ressenti et leurs préoccupations.
Entretien régulier :
Organisez des entretiens individuels réguliers pour discuter du quotidien, des interactions avec les autres, et des éventuelles tensions ressenties. Soyez attentif aux signes de malaise : hésitations, regards fuyants, gestes répétitifs. Demandez également si des tensions sont perçues dans le groupe.
2. Connaître Chaque Point de Vue
Rencontres individuelles :
Lorsqu'une tension est identifiée, rencontrez chaque partie prenante séparément dans un cadre informel pour désamorcer le conflit et libérer la parole. Demandez-leur de raconter les faits sans interruption ni jugement. Écoutez avec empathie et interrogez leurs émotions et sentiments.
Recueillir des points de vue :
En procédant ainsi, vous ne prenez pas parti et permettez à chacun de s’exprimer. Vous identifierez rapidement les causes du conflit et pourrez parfois constater qu'il s'agit simplement d’un malentendu ou d’un problème de communication.
3. Comprendre la Cause du Conflit
Identification des causes :
Analysez les points de vue recueillis pour identifier la nature du conflit : relationnel (communication, gestion des émotions, personnalités) ou organisationnel (objectifs, responsabilités, clarté des rôles).
Questions clés :
Qu’est-ce qui a déclenché la tension ?
Quels sont les sentiments des parties impliquées ?
Comment chaque personne envisage-t-elle la suite de la collaboration ?
4. Jouer le Rôle du Médiateur
Réunir les parties :
Réunissez les parties impliquées dans un cadre propice à la discussion, formel ou informel. En tant que médiateur, gérez le temps de parole, reformulez les propos pour validation, et maintenez un ton calme et apaisé.
Rappels et règles :
Rappelez les raisons de la réunion et imposez des règles de communication : ne pas interrompre, écouter activement, se mettre à la place de l’autre avec empathie.
Encourager l’expression :
Encouragez les participants à exprimer leurs émotions et à verbaliser leur ressenti. Utilisez des questions pour aider à clarifier les malentendus :
Qu’est-ce qui vous a contrarié ?
Quelle attitude a perturbé votre équilibre ?
Qu’aimeriez-vous voir changer pour éviter cette situation à l’avenir ?
5. Trouver un Accord pour Maintenir l’Équilibre
Solutions collaboratives :
Après avoir identifié l’origine du conflit, travaillez ensemble pour trouver des solutions :
Réconciliation : Le conflit est résolu, les parties souhaitent maintenir de bonnes relations.
Neutralisation : Le conflit est apaisé, mais les parties ne sont pas prêtes à se réconcilier. Trouvez des solutions temporaires pour maintenir l’équilibre.
Séparation : Dans les cas extrêmes, il peut être nécessaire de séparer les parties pour préserver l’harmonie globale.
6. Suivre l’Évolution du Conflit
Suivi régulier :
Faites un suivi régulier des parties concernées pour évaluer l’évolution des relations et des tensions. Organisez des points individuels et collectifs pour discuter des progrès et ajuster les stratégies si nécessaire.
Rapprochement progressif :
Si une neutralisation a été nécessaire, envisagez un rapprochement progressif en les impliquant dans des projets communs pour renforcer leur collaboration.
7. Anticiper les Futures Tensions
Renforcement de la cohésion :
Favorisez les échanges constants et valorisez l’entraide, la solidarité, et la bienveillance. Organisez des moments conviviaux pour renforcer les liens personnels entre les membres du groupe.
Formez les membres à la communication positive et à la compréhension des différents modes de communication. Encouragez la tolérance et la bienveillance pour mieux composer avec les différences de chacun.
Description rapide
C'est un document simple, constitué comme des règles de jeu, pour partager la manière dont on fait nos réunions. Ce déroulé est le fruit de plein d'expériences faites auprès de professionnel.le.s comme Stephan Krajcik, Tristan Rechid, tout le travail de l'Université du Nous, Art Of Hosting, etc...
Objectifs / A quoi ça sert ?
Il sert de guide pour animer des réunions efficaces, qui prennent soin du groupe et pour goûter aux avantages des outils de facilitation
Les réunions coeur ont maintenant lieu le lundi de 11h30 à 12h30, une décision coeur nécessite 4 membres de l'association, et doit être renseignée sur le wiki puis partagée sur le sujet Telegram dédié
Date
15.05.2023
Cercle ou rôle concerné
Coeur
Personnes présentes
Charlène, Charlotte, Nadine, Olivier, Yannick
Demande Client
Avec l’obtention du label Terre de jeux 2024, la ville de Dijon s’inscrit dans une volonté de développer la pratique du sport amateur.
Le stade de la Maladière, 12000 m2 en plein coeur de la ville, est dédié au sport en accès libre et est très utilisé par les Dijonnais.
La ville de Dijon souhaite le réaménager, notamment suite à la demande il y a quelques années de jeunes Dijonnais pour un city stade.
Afin de proposer un projet ambitieux et adapté, la Ville a souhaité intégrer la population dans la définition du projet, et notamment en phase programme.
Pour le commanditaire, il était important que le stade de la Maladière soit encore plus fréquenté et réponde aux envies des dijonnais. Pour cela, la ville porte la volonté d'élargir les usages dans la mesure du possible pour toutes tranches d’âge, et donner envie aux gens qui n’en font pas encore de pratiquer le sport, tout en conservant ce qui en fait déjà un lieu d’activité fréquenté.
Proposition Solucracy
Pour ce projet, des membres du collectif Solucracy et de l'association Pôles en Pomme ont collaboré avec une équipe pluridisciplinaire, composée de Mayot-Toussaint paysagistes, Le sens du paysage et Enerjis.
La concertation menée visait à définir le cahier des charges du futur lieu, en partant des usages, des besoins et des envies des Dijonnais.
L'intention était de s’appuyer sur l’expertise d’usage des habitants pour concevoir un lieu adapté à leur vie et à leurs envies, qui les motivera dans la pratique de leurs activités ludiques et sportives.
La démarche s'articulait en cinq étapes :
Phase 1 - Echelle du quartier : Résidence territoriale de 10jours ; Conception et animation d’une journée participative et festive ; Enquête auprès des acteurs du quartier ; Recueil des ressentis sur la démarche ; Récolte des avis sur le stade actuel, des besoins et des envies.
Phase 2 - Echelle de Dijon - Enquête de consultation élargie sur le stade actuel, sur les besoins et les envies des Dijonnais.
Phase 3 - Animation d’un atelier participatif pour co-construire le cahier des charges du futur lieu à travers des enjeux programmatiques définis par les usagers. Atelier 1 : des résultats d'enquête au rêve collectif
Phase 4 - Animation de deux ateliers participatifs pour co-construire des propositions et sélectionner les meilleures options pour le futur lieu. Atelier 2 : du rêve au scénarios potentiels ; Atelier 1 : des scénarios au projet
Nous avons pensé la démarche participative avec un fil conducteur sur l'idée de "Passage de témoin". Chaque phase de la démarche permettait d'alimenter la suivante, en permettant aux participant.es de s'approprier les éléments et les productions existants.
Grâce aux talents de Frédérique Assal de Pôles en Pomme, nous avons pu créer une identité visuelle autour du projet et des rendus graphiques, pour renforcer cette idée de fil continu et pour faciliter l'approriation des résultats d'enquêtes par le plus grand nombre.
1 proposition coconstruite pour permettre d'engager les études de conception.
5 propositions concrètes faites à la ville et à la maîtrise d'oeuvre pour poursuivre la dméarche participative en phase études et travaux.
Ce qui a bien fonctionné
- Faire confiance aux habitant.es et usager.es pour faire les maquettes avec le soutien technique des architectes paysagistes.
Ce qu'on améliorera la prochaine fois
Une synthèse de nos retours d'expérience pour s'améliorer les prochaines fois :DIJONMALADIERERexpprojet.pdf (0.2MB)
Le petit mot de chaque membre de l'équipe
Yannick : Ca a été pour moi un projet très apprenant, qui m'a permis de mieux appréhender la pression que crée les processus d'une grosse collectivité pour ses agents et de me rassurer sur le fait que notre posture de coopération est solide. Le fait de travailler avec des architectes paysagistes nous a aussi permis de lier nos outils à une véritable mise en oeuvre concrète. Ce projet m'a montré aussi que rien n'est jamais gagné, une seule personne peut, avec quelques paroles maladroites ou par son attitude, amocher la confiance entre la collectivité et les habitants.
Frédérique : Enthousiasmant, motivant de par son côté apprenant.Ce projet concret m'a permis d'appliquer (tester) mes convictions en terme d'importance du "climat" pour favoriser l'intelligence collective, et qu'utiliser la collaboration visuelle comme ancrage mémorial était un plus pour permettre à chaque partie prenante de se sentir inclus et donc légitime dans un projet citoyen qui le concerne de près ou de loin. Ce projet m'a conforté dans nos valeurs de coopération, en effet tel des funambules, notre posture a su grâce au prendre soin, l'envie de grandir ensemble et l'authenticité, conserver l'équilibre parfois délicat nous permettant de conserver notre ligne fédératrice que la coopération permet de réaliser ensemble des choses plus grandes qui paraissent parfois voir souvent inaccessible.
Charlène : J'ai apprécié intervenir sur une démarche de participation liée à un projet d'urbanisme opérationnel. Nous étions au coeur des interactions entre habitants, équipe de maîtrise d'oeuvre, élus et agents de la ville, avec notre posture de tiers neutre que nous avons tenté de maintenir tant bien que mal tout du long. Je crois que ce projet a permis de créer quelques espaces d'échanges et de coconstruction entre les parties prenantes, au service du futur équipement public et de la vie de quartier de la Maladière. L'équilibre entre les intentions et les enjeux de chacun reste délicat à trouver, et je souhaite au futur lieu d'être aussi riche que les envies et les besoins exprimés par toutes et tous lors de la démarche !
USAGE
Communication asynchrone : Rendre visible notre communauté, nos actions, nos projets, nos trouvailles, nos partenaires.
DescriptionRéseau sociaux : On a une page Facebook et une page Linkedin avec plus de 3000 abonnés en tout. Si vous avez un truc à partager, faites nous signe sur Telegram, ou même demandez à être administrateur.ice des pages :)
Connecte toi à notre compte, like, réagis, partage...
Chaque lundi en plantation tu peux faire des suggestions de post...
Astuce :
si tu mets à jour ton profil en mentionnant ton poste à Solucracy, cela apparaîtra.
Ln - Organiser un prochain temps collectif pour discuter de la suite de la Gestion des tensions/conflits au sein de Solu, suite à la formation sur la gestion des conflits du lun 6/2 (Yannick), en s'inspirant des ressources de Presence Active (Charlene), en intégrant le schema / discussions déjà amorcés (Circé et Fred)
Date
16.01.2023
Cercle ou rôle concerné
Cercle du NousGestion des tensions/conflits
Personnes présentes
Yannick,Fred,Charlène, Nadine,Hélène V,Lydia
Toi en quelques mots... qui est-tu ? D'ou viens-tu ?
Je viens du monde associatif paysan. J’ai beaucoup animé de formations-actions collectives pour agriculteurs, citoyens ou élu.es autour de la création d’activités agricoles et rurales, la transmission de ferme, la commercialisation de produits paysans, l’accueil en rural. C’est mon monde depuis près de 30 ans, avec des moments où j’étais “en local” et d’autres "au national". J’ai animé des formations techniques sur ces sujets, dont quelques-unes ailleurs en Europe.
Je vis à Blois depuis 3 ans mais j'ai vécu dans beaucoup d'endroits différents (depuis l'ouest, jusqu'au Massif Central :-)) aux Pyrénées ou en Provence.
Depuis 5 ans, formateur-consultant, j’interviens auprès de Collectivités, de Tiers Lieux, de collectifs d'entrepreneur.euses de trois façons :
- sensibilisation et formation aux enjeux, stratégies et solutions pratiques pour une résilience agricole et alimentaire à l'échelle territoriale vers des publics variés et mixés autant que faire se peut (élu.es, agent.es, citoyen.nes, étudiant.es, lycéen.nes). J'adore monter des ateliers collaboratifs tournés vers l’action en m'adaptant aux besoins et de préférence à plusieurs (fresques agri’alim, projections-débats et conférences sur la résilience alimentaire, formation-action d'élu.es, rencontres de garantie participative agriculteurs consommateurs sur les fermes...).
- accompagnement stratégique alimentaire et agricole pour les collectivités (c’est ce que je fais le plus aujourd’hui et ce qui “met du beurre dans les épinards”), via des Projets Alimentaires de Territoire ou des Plans Climat. Dans ce cadre, je propose aussi les dispositifs de sensibilisation formation cités au-dessus. En plus, je réalise des diagnostics territoriaux agri-alimentaires et j'accompagne la création d’outils économiques (AMAP, marchés, magasins collectifs, groupements d’employeurs, étude marchés…)
- rédaction et coordination de documents de capitalisation de pratiques, articles de presse à base d’enquête, guides pratiques et méthodologiques, ou études (sur l’installation agricole, la transmission de fermes ou la stratégie commerciale de proximité).
Qu’est-ce qui est important pour toi ? De quoi as-tu besoin pour être bien dans un collectif ?
J’ai besoin qu’on s’écoute, qu’on ait un but de transformation, qu’on avance ensemble, qu’on soit contents de faire et d’avoir fait puis de s’en réjouir ensemble… J’ai besoin de trouver les moyens de continuer à me payer en travaillant moins pour pouvoir travailler plus librement, et même bénévolement autour de là où je vis, en dehors du “mode projet”. J’ai envie d’arrêter de m’user à stresser pour trouver des contrats puis stresser pour les justifier, comme un hamster dans sa roue. J’ai envie d’être dans une équipe qui a la force de se positionner par rapport au client, quand celui-ci n’a même pas conscience de ce qui est nécessaire, utile et efficace pour poursuivre des objectifs pas toujours très clairs cohérents pour lui-même (ça se voit dans les entretiens de lancement de programme, souvent), avec des besoins ou des envies souvent mal identifiés..
Toi en quelques mots... qui est-tu ? D'ou viens-tu ?
Mahdi est une personne avec un background ingénieur qui fait actuellement du conseil en transformation pour les entreprises.
Il aime décortiquer les choses et apporter un avis critique qui prends en compte les inattendus, la gestion des risques, la mobilisation de personnes en bienveillance et motivation. Il aime bien aider à mettre en place des projets, des routines, pour que les personnes concerné.e.s prennent les choses en mains et qu'iels s'y sentent bien
Qu’est-ce qui est important pour toi ? De quoi as-tu besoin pour être bien dans un collectif ?
"Acceptation et bienveillance
Sans jugement
Sans opposition
Accueil de la différence des gens et des idées
Ecoute
Communication
Transparence"
USAGE
A utiliser si vous avez besoin de vous assurer que certaines personnes aient l'info. Ce n'est pas sûr à 100%, plus on abuse des mails, moins on est sûrs qu'ils soient lus.
Description
Email :
C'est pour ça qu'il est important d'avoir quelques règles de bonne conduite :
1. Répondre à tous uniquement si votre réponse est intéressante pour tout le monde
2. Bien cibler les personnes qui doivent recevoir le message, n'utiliser les listes de distribution que lorsque c'est nécessaire
3. Etre très précis dans l'objet du mail
Pour faciliter la communication, nous avons plusieurs listes de distribution :
Pour contacter toutes les personnes qui déploient les outils et la méthode, donc plutôt côté professionnel :
accompagnateurs-solucracy[at]googlegroups.com
A n'utiliser qu'en dernier recours, si vous avez vraiment besoin de communiquer avec tous les membres de Solucracy. Le "répondre à tous" est quasiment toujours déconseillé sauf pour une éventuelle relance.
membres[at]solucracy.org
Si tu souhaites avoir une adresse @solucracy.org personnalisée remplis le formulaire ci dessous :
Description rapide
Quelques clés pour maintenir une posture de coopération dans des contextes difficiles
Objectifs / A quoi ça sert ?
S'inspirer, se nourrir pour trouver sur quoi s'appuyer à la fois en interne et dans notre réseau externe lorsque l'on éprouve des difficultés à déployer un projet coopératif, grâce à de vraies anecdotes C'est ici !
Définir ce qu'on entend par territoire, parler des rôles, des enjeux et de leur influence sur la psychologie des acteurs. Dresser succintement quelques profils d'acteurs, avec quelques préjugés assumés :-)
Dans ce module, nous allons explorer ce que signifie appliquer les principes de l’intelligence collective à l’échelle d’un territoire. Nous avons déjà vu les conditions nécessaires à son émergence dans un groupe. Ici, l’objectif est de comprendre comment maintenir ces conditions sur la durée, mais aussi à une échelle beaucoup plus grande que celle d’un groupe ponctuel.
Ce septième module traite de l'activation des agents du système. Une fois que nous avons saisi la structure globale du territoire, ainsi que les concepts fondamentaux tels que l’intelligence collective, le fonctionnement systémique, et que nous avons exploré les éléments d’une posture saine et sereine pour intervenir, nous sommes prêts à aller plus loin.
Ce module va se focaliser sur l'engagement, la disponibilité, les obstacles sur notre route et à quel point essayer de mobiliser peut être un acte violent, manipulateur et égoiste.
Méthode V2Temps type Chaos fertile pour définir plan d’actions en décembreYannick demande à Fred qui accepteTravail en asynchrone début 2023 Charlène garante du suivi
Date
26.09.2022
Cercle ou rôle concerné
Coeur
Personnes présentes
Judith, Yannick, Charlène, Circé
L'association Courte-échelle a été missionnée par la mairie de commana pour faire de la participation citoyenne sur un enjeu de la commune : créer du lien entre les habitants. Cette démarche s'inscrit dans un programme d'action "Démonstrateur de la ville Durable" porté par la Banque des Territoires pour lequel la commune a été laureate afin d'installer un hameau-léger sur sa commune. Afin de favoriser l'intégration de ces nouveaux habitants et de créer du lien de manière globale entre les habitants de Commana, la commune a décidé de mener une démarche de concertation citoyenne via la résidence territoriale de l'association courte-échelle.
Le format de la résidence territoriale de Courte-échelle se compose de 3 étapes :
Etape 1 : "prendre connaissance du terrain, constituer une équipe locale et faire remonter les envies" : 3 temps d’immersions où 2 coordinateurs se rendent sur place pour découvrir la commune, les acteurs clés, comprendre le contexte, identifier les enjeux et la dynamique participative, constituer une équipe d’habitants bénévoles et faire remonter les envies des habitants (via un porte-à-porte). A partir des résultats du porte-à-porte (des envies donc), un programme d’ateliers qui aborderont ces envies sera établi.
Etape 2 : le "chantier collectif" : pendant 10 jours, une dizaine de bénévoles de l'association Courte-échelles va venir animer et proposer des ateliers qui permettent de passer des idées d'envies évoquées suite aux résultats du porte-à-porte à des actions concrètes portées par les habitants avec l'aide des bénévoles de l'association courte-échelle.
Etape 3 : "évenement de clôture " : on fait le bilan et on décide ensemble quelle suite à donner après la résidence) (2 coordinateurs + jusque 3 bénévoles possibles).
L'organisation du porte-à-porte :
constitution d'une équipe d'alliés au fur et à mesure des temps d'immersion (une base de données de 29 contacts a été établie)
formation au porte-à-porte auprès des alliés (2H - 24 participants)
atelier de co-construction des questions à mettre sur l'accroche-porte (2h - une dizaine de participants). Pour ce faire, nous avions au préalable envoyé un questionnaire aux élus concernant les thèmes qu'ils voyaient aborder dans une démarche de concertation citoyenne. Nous sommes partis de cette base pour identifier les thèmatiques qui pouvaient rassembler les habitants où tous et toutes pouvaient s'identifier. 5 thématiques sont ressorties (mobilité, activité, service, lien social, cadre de vie). Sur ces 5 thématiques, la consigne était de déterminer une question (courte, mots simples, large) par thématique qui allait figurer sur l'accroche-porte. Les 5 questions identifiées sont :
"Que souhaitez-vous pour améliorer vos déplacements quotidiens ?"
"Quel(s) service(s) répondraient à vos besoins à Commana ?"
"Quelle(s) activité(s) (de 0 à 99 ans) aimeriez-vous faire à Commana ?"
"D'après vous, comment développer les relations entre les habitants ?"
"Que proposeriez-vous pour améliorer le cadre de vie à commana ?"
Désignation de référents en charge d'organiser la dépose (3 personnes se sont manifestées). Elles se sont réunies chez l'une d'entre elles pour établir la stratégie de dépose (secteur et binome) des accroche-portes. Des feuilles indiquant le secteur, le nombre d'AP déposés et la durée de dépose ont été distribuées à chaque binome qui se sont chargés quand ils le souhaitaient sur une période de 3 jours (et 1 semaine avant la collecte) de déposer les accroche-portes. Une des référents s'est chargée de centraliser les infos de la dépose.
Une semaine après la dépose, la collecte s'est organisée : RDV donné à 9h à la mairie pour un rappel des consignes pour récupérer les accroche-portes, les binomes (les mêmes que ceux de la dépose + des nouveaux), se sont répartis les secteurs (les mêmes que pour la dépose) puis sont partis faire leur secteur. Deux personnes (une le matin et une l'après-midi) étaient en charge de rester à la mairie pour réceptioner au fil de l'eau les accroche-portes récupérés et d'envoyer les binomes rentrés vers d'autres secteurs. Chaque binome remplissait le nombre d'accroche-porte récupéré ainsi que la durée passée à faire la collecte sur son secteur sur une feuille de suivi dédiée. Repas partagé pour le midi (pause déjeuner de 1h30 pour ne pas perdre la dynamique sur un temps trop long). A la fin de la journée, il était prévu à 17h30 un temps de bilan (nombre d'accroche-portes récupérés, + ressenti + ce qui a bien marché et moins bien marché sur l'ensemble de la méthode + pistes d'amélioration) Et à 18h buffet-apéro préparé par une habitante (ancienne cuisinière), offert par l'association Courte-échelle.
EN CHIFFRE :
Pour la dépose : 22 bénévoles soit 11 binômes - 506 accroche-portes déposés - plus de 12h30 (soit plus d'une heure par binôme)
Pour la collecte : 21 bénévoles - soit 11 binômes - 106 accroche-portes récupérés le jour même (soit près de 20% taux de réponses) et 188 au total après 5 jours de délai (nous avons laissé la possibiité de déposer l'accroche-pote en mairie encore pendant 5 jours après le jour de la collecte) soit un taux de réponses de 37% - 38H au total pour la collecte soit près de 4h par binôme
Ce qui a bien fonctionnéPour la dépose :
bonne organisation
la motivation du groupe
une équipe formidable
on a eu des retours positifs, des "félicitation" , "belle initiative"
Pour la collecte :
un bel accueil, bienveillant, toujours correct
une équipe très nombreuse !
les habitants ont bien pensé à pincer l'accroche-porte dans leur porte pour ne pas qu'il s'envole
a permis d'aller au contact
Ce qui n'a pas fonctionnéPour la dépose :
la forme de l'accroche-porte ne tient pas sur la poignée
- la forme de l'accroche-porte ne permet pas de le mettre en évidence sur la boite aux lettres (quand l'accès à la poignée n'était pas possible)
- des villages ont été oubliés lors de la dépose
Pour la collecte :
beaucoup de gens n'ont pas joué le jeu de remettre l'accroche-porte sur la poignée
aller sonner chez les gens un samedi à 10h c'est trop tôt ! on en a réveillé certain.e.s
Les questions n'étaient pas très claires, trop large pour certains qui n'arrivaient pas à s'y retrouver
l'accroche-porte :
La question "Que proposeriez-vous pour améliorer le cadre de vie à commana ?" n'a pas été comprise. Les habitants n'ont pas compris qu'il leu était demandé ce que EUX pouvait proposer pour améliorer le cadre de vie. Ils l'ont compris comme " ce qu'il faudrait pour améliorer le cadre de vie"
Qu'est-ce que vous avez adapté ?
les 5 questions initiales de la méthode Solucracy de l'accroche-porte n'ont pas été reprises telles quelles. Nous avons décidé de choisir collectivement des questions adaptées aux attentes des habitants.
Que feriez-vous différemment la prochaine fois ?
faire un angle plus "aigue" de l'accroche-porte pour qu'il se fixe mieux à la poignée
En cas de pluie, mettre l'acroche-porte dans la boite au lettres plutôt que le laisser sur la poignée et dans ce cas aposer un stickers sur la boite aux lettres indiquant que l'accroche-porte a été mis dans la boîte aux lettres
indiquer sur l'accroche-porte un lien pour répondre directement en ligne
annoncer le jour J au mégaphone que des habitants vont venir passer récupérer les accroche-portes
Mettre des affiches dans les villages passants (ex à côtés des containers poubelles)
allonger le délai entre la dépose et la collecte (laisser plutôt une dizaine de jours)
Combien de temps ça vous a pris ?
Il y avait près de 500 foyers. Pour la dépose plus de 12h30 (soit plus d'une heure par binôme - il y avait 11 binômes) Pour la collecte : 38H au total soit près de 4h par binôme (il y avait 11 binômes)
Si tu souhaites créer un nouveau board possible en te créant un compte gratuit. Si pour un besoin interne à Solucracy contact Rôle IT (Yannick, Florent)
Modèle juridique :Faire une visio avec NPSConsulting pour indiquer qu’on ne prend pas l’accompagnement à ce stade, et que l’on souhaite lever les doutes sur le côté fiscal (confirmer ou non besoin de fiscaliser l’association et contrôl fiscal)Budget disponible : quelques centaines d’euros (autour de 500€)Modèle éco :Sur le % en participation consciente : validation sur le % libre où chaque entrepreneur.se contribue à l’association sur ses missionspartager le principe pendant l’AGen discuter avec son équipe projet concernant le budget du projet, mais décision individuelle sur le donrappeler le principe une fois/an (cadeau de Noël)Sur la co-rémunération : pas de besoin du groupe -> on annule Pour aller chercher des financements de projets : indépendance des entrepreneurs sur leur manière de fonctionner (marchés publics, appel à projets, appels aux collectivités…)ajouter des heures sur nos offres pour la documentation (on demande à une personne de Solucracy extérieure au projet qu’on rémunère)appels à projet : à voir selon les envies des membres, puis validation du coeurporte ouverte possible en partenariat avec une autre association
Date
26.09.2022
Cercle ou rôle concerné
Gestion
Personnes présentes
Judith, Yannick, Charlène, Circé
Commanditaire
Coordination Nationale des Conseils de Développement (CNCD)
Adresse
75 allée des parfumeurs 92000 Nanterre
Le Cadre du projet
Coût
7200€HT
Duree
9 mois
Date de début
01.02.2022
Date de fin
31.10.2022
Personnes qui ont travaillé sur ce projet
Judith Aynès, Charlène Marin, Hélène Pauillac, Lydia Thiérus avec le soutien de Nadine Bagué et William Gras
Description du projet
Demande Client
La Coordination Nationale des Conseils de Développement (CNCD) a constaté que plusieurs conseils de développement de territoires ruraux, rattachés à des intercommunalités, ressentaient le besoin d’être soutenus dans leur fonctionnement et leurs actions.
L'enjeu principal identifié était d'encapaciter plusieurs membres des instances de participation, pour qu’ils et elles puissent faciliter l’engagement de l’ensemble des membres dans la durée.
Proposition Solucracy
Notre proposition s'est inscrite dans les enjeux identifiés par la CNCD.
À la fois dans la volonté de mettre en capacité les citoyen.nes pour transformer leur mode de vie, de construire des relations de qualité et surtout de faire ensemble en coopérant au service de la métamorphose des territoires.
Nous avons conçu et animé un parcours apprenant, pour y faire découvrir aux participant.es des clefs permettant de favoriser l'engagement citoyen et la coopération au sein des conseils de développement.
Les clefs que nous avons développées dans ce parcours sont :
- La valorisation des individualités au sein du groupe
- La construction d'une identité commune
- L'adoption d'un état d'esprit coopératif
- L'utilisation de méthodes collaboratives
- Le partage de la gouvernance
Les objectifs visés pour les participants étaient de pouvoir :
- Expliquer ce qu’est l’intelligence collective et la coopération et en quoi elles sont bénéfiques
pour une instance participative et ses membres.
- Développer une posture coopérative, basée sur écoute, confiance, bienveillance, co-construction.
- Faire évoluer l’animation et le fonctionnement des instances avec cette nouvelle posture.
12 personnes de 6 conseils de développement membres de la CNCD ont pu participer à ce parcours de à 4 modules, de mars à juin 2022.
Un suivi sur l'appropriation et la mobilisation des éléments acquis a été ensuite proposé aux six instances : des membres de Solucracy ont ainsi accompagné la préparation et/ou observé une séance de certaines instances, et fait des retours aux participants.
Les pépites méthodo !
Lors du bilan du projet, nous acons identifié plusieurs points essentiels :
Le recueil des attentes et des envies des participant.es en amont de l'élaboration des modules (entretien individuel de 20 à 30mins par participant.e).
La définition des objectifs et du processus pédagogique, avec l'appui d'une personne experte (un grand merci à Nadine Bagué pour cela !).
Un temps d'alignement de l'équipe projet au début de la démarche, sur ce qu'on veut faire et comment (idéation sur le processus global).
Nos réunions de coordination projet commençant par un point "météo/besoins/tensions".
L'utilisation du support padlet pour animer les modules de manière interactive et mettre facilement des ressources à disposition des participant.es
La préparation et l'animation des modules en binôme différent à chaque module, avec une personne qui assure la continuité avec le module précédent.
Le dernier module carte blanche, avec contenu adapté à la demande.
L'évaluation à chaud et à froid par les participant.es.
La proposition d'un accompagnement post-modules pour mise en oeuvre au sein des instances. - La diffusion de mails auprès des participant.esg au long du parcours : mail de départ avec toutes les dates du parcours et le lien de connexion unique ; mail post-module pour récap et rappel date du module suivant ; mails de rappel 2 jours avant module ; mail post-parcours avec récap des ressources et lien d'évaluation.
Un groupe de 12 personnes de 6 Conseil de développement différents mobilisés, la majorité ayant participée à au moins la moitié des modules.
Un parcours de 4 modules d'apprentissage autour de l'engagement et la coopération, dédié aux instances de participation citoyenne.
Ce qui a bien fonctionné
En plus de nos pépites méthodo, beaucoup de satisfaction et de joie pour :
Un fonctionnement d'équipe projet fluide après un premier temps d'ajustement nécessaire.
Une belle dynamique de groupe qui se crée avec un noyau de participant.es et l'envie de partager et d'apprendre ensemble.
Un lien de confiance et enrichissant avec la CNCD.
Le développement d'un nouvel outil libre Solucracy !
Ce qu'on améliorera la prochaine fois
Nous avons appris de cette expérience, et pour les prochaines fois gardons en tête de :
Prendre un peu plus de temps pour l'alignement initial de l'équipe projet et la construction du fil rouge du processus avant répartition des modules.
Intégrer plus de temps de coordination au budget projet.
Prévoir un temps en équipe complète avec le commanditaire, et éviter que ce lien repose uniquement sur une personne.
Aller au plus simple dans le contenu, ne pas utiliser trop d'outils.
Donner plus de visibilité et clarifier les intentions des accompagnements post-modules (nous sommes intervenus dans 3 CODEV sur les 6).
Donner encore plus de place aux participants pour qu'ils animent eux-mêmes durant les modules.
Se raccrocher à plus de théories/recherches/résultats de communauté apprenante sur ces sujets.
Le petit mot de chaque membre de l'équipe
Judith :
Lydia :
Hélène :
Charlène : Une trés belle expérience de co-construction, de partage de pratiques et de transmission :)
Résultat évaluation client et participants
Nous l'avons fait, et on doit encore prendre le temps de le partager ici :)
On vit aujourd'hui dans un monde de plus en plus complexe, où les traditions et les repères d’autrefois ne semblent plus fonctionner. Ce qui, jadis, nous apportait une certaine stabilité – les anciennes solutions, la sagesse transmise, la simplicité d'agir – ne parvient plus à offrir des certitudes. Les avancées technologiques et la succession de crises imbriquées créent un sentiment de flou et d'incertitude. On se retrouve souvent face à une impuissance : chaque direction semble bloquée, chaque tentative entravée.
De plus, un sentiment d’urgence domine, et l’on confond souvent cette urgence avec l’impatience. On veut agir dans la durée, mais le manque de résultats immédiats nous pousse à abandonner rapidement. Au lieu de persévérer dans des actions graduelles qui portent leurs fruits sur le long terme, on passe d’une initiative à une autre, cherchant des impacts visibles instantanément. Cela crée une dynamique de précipitation, où la réaction prend le dessus sur la réflexion en profondeur.
En plus de ça, l’abondance de ressources et d’énergie à notre disposition a alimenté une impression d’autonomie, qui nous éloigne des autres. On se construit comme des individus autonomes, libérés du regard d'autrui, ce qui est en partie positif. Mais en nous coupant du collectif, on perd aussi cette interaction indispensable pour avancer, pour se confronter aux différences et pour s’enrichir. Souvent, l’inconfort des conflits nous pousse à les éviter, bien que ce soit par le conflit que la croissance et le progrès surgissent.
La complexité grandissante des situations et la difficulté pour les personnes dirigeantes à les appréhender, contraintes par un système rigide, tend à déconnecter les décisions prises de la réalité du terrain.
Ainsi, bien que nous disposions de ressources considérables, elles semblent souvent employées à des fins inutiles, voire destructrices. Ce décalage entre potentiel et utilisation crée chez moi un sentiment de confusion, où je me sens impuissant en tant qu’individu, comme poussé en arrière par une force trop vaste pour être maîtrisée seul.
Ma vision pour l’avenir repose sur une approche fluide, où l’on sortirait de l’impuissance actuelle en développant collectivement notre capacité d’adaptation. Plutôt que de rester figés dans des institutions et des systèmes aux règles trop rigides, les territoires devraient devenir plus flexibles, fonctionnant comme des organismes vivants. À l’image de notre corps qui se protège et s’adapte en fonction de la douleur ou du besoin, les territoires devraient percevoir leur environnement et ajuster leur action en fonction des besoins réels et ressentis.
Un tel système fonctionnerait grâce à une circulation continue de l’information, comme un réseau nerveux permettant à chacun d’agir en conscience des autres. Si chaque personne ressent l’impact de ses actes sur l’ensemble du territoire, elle peut adapter son comportement pour équilibrer le bien-être commun, un peu comme une nuée d’oiseaux ou un banc de poissons qui se coordonne en parfaite harmonie. La diffusion rapide d’informations sur la souffrance, la pénurie de ressources ou les crises potentielles permettrait des ajustements collectifs efficaces.
Aujourd’hui, on ressemble à des passagers dans un bus, passivement dirigés par des élus ou experts. J’imagine un modèle où chacun serait sur son propre vélo, pleinement maître de sa direction et responsable de ses décisions. On devrait être attentifs aux autres, conscients de leur trajectoire pour éviter les collisions et avancer ensemble. Cet idéal suppose que chacun prenne ses responsabilités et réaffirme son pouvoir d’action, participant à une coordination collective qui rendrait le système plus intelligent et résilient.
Au final, cet organisme vivant, c’est la capacité de s’adapter en fonction des besoins du contexte, où chaque personne contribue activement et de manière harmonieuse à l'intelligence et la cohésion de l'ensemble.
Dans ce mooc, nous allons chercher à comprendre comment fonctionne ce "système-organisme" qu’est le territoire et identifier les points où nous pouvons agir pour en renforcer les dynamiques positives. L’objectif est de rapprocher le territoire de cet idéal d’adaptabilité et d’interconnexion.
Pour cela, nous commencerons par décortiquer et simplifier certains aspects, afin d’analyser de manière ciblée des éléments clés tels que le comportement individuel, les interactions de groupe, et le rôle des différents acteurs sur le territoire. Nous observerons comment une personne peut se protéger face aux changements, comment ses aspirations influencent ses actions, et comment la conception des mécanismes de communication et la circulation de l’information affectent les décisions. L’idée est d’identifier les leviers d’amélioration.
Ensuite, nous aborderons différents concepts utiles pour comprendre le fonctionnement et le potentiel des territoires, sans prétendre à une vérité absolue. Ce sont des perspectives et des outils de réflexion, visant à enrichir notre compréhension et notre vision du territoire.
Nous étudierons aussi l’intelligence collective, ses bénéfices, et les conditions de sa mise en œuvre au service du territoire. Ce volet incluera une réflexion sur les rôles et les agents qui composent le système, leurs interactions, et les moyens de fluidifier les relations pour renforcer le tissu social.
Une fois cette analyse approfondie, nous explorerons la méthode Solucracy : ses outils, ses applications, et la posture à adopter pour en tirer le meilleur parti. Cette posture de facilitation se distingue par sa volonté de soutenir et canaliser les dynamiques, sans imposer ni structurer de manière excessive. Elle favorise l’élimination des obstacles, le soutien des initiatives et la coordination des acteurs.
Ensemble, ces thèmes guideront nos prochaines vidéos et définiront les fondations pour s’approprier la méthode et les outils de Solucracy
Des endroits où il est encore possible d'agir, d'autre où c'est affolant et flottant. ailleurs des résiliences sont possibles, des endroit où le sens fait avancer les communautés et d'autres où la perte de sens est sans retour... cependant, je crois en l'humaine et en sa capacité d'action et de réparation, encore plus dans la coopération, l'abondance qu'elle produit, la transformation et la robustesse qu'elle procure aux collectifs
Nous allons maintenant aborder quelques concepts issus de la systémique. Ces notions, parfois simplifiées, servent avant tout à illustrer et à mieux comprendre un système adaptif complexe comme un organisme vivant.
Le concept d’équilibre dynamique
Un équilibre dynamique est un processus d’auto-ajustement continu en réponse aux informations provenant de l’environnement. Prenons l’exemple de notre corps : lorsqu’il fait froid, il met en œuvre des mécanismes pour se réchauffer (comme les frissons), et lorsqu’il fait chaud, il cherche à se refroidir, notamment par la transpiration. Ce processus d’ajustement vise à maintenir des conditions favorables à la survie.
C’est une interaction constante entre l’information que nous captons et notre capacité à nous adapter. Par exemple, la douleur joue un rôle clé dans ce mécanisme : elle agit comme un signal d’alerte. Si nous touchons un objet brûlant, la douleur nous pousse à retirer notre main immédiatement, empêchant ainsi des dégâts plus graves. Ces ajustements nous permettent de réagir rapidement aux changements dans notre environnement, qu’il s’agisse de bouger, de se protéger ou d’adopter une posture plus adaptée.
Cependant, ce principe d’équilibre dynamique ne se limite pas aux êtres humains. Il est observable dans de nombreux systèmes adaptatifs et complexes. Par exemple :
Les arbres perdent leurs feuilles en hiver pour réduire leur consommation d’énergie face au froid.
Les populations animales, comme les rats, adaptent leur taux de reproduction en fonction de l’abondance ou de la rareté des ressources alimentaires.
Ces comportements permettent aux organismes et aux systèmes de maintenir un équilibre, en s’ajustant aux fluctuations de leur environnement. Ainsi, cet équilibre dynamique est une danse constante entre l’organisme et son milieu, où chaque changement de l’environnement engendre une adaptation en retour.
Prenons un exemple simple pour comprendre l'importance de la communication dans un système collectif. Si je mets ma main sur une plaque brûlante, je ressens immédiatement la douleur et je retire ma main sans attendre. Maintenant, imaginons que vous preniez ma main et que vous la placiez sur cette plaque brûlante : c'est moi qui vais ressentir la douleur, pas vous. À moins que je crie, me débatte ou trouve un moyen de vous signaler ma souffrance, vous ne saurez pas qu'il se passe quelque chose d'inadapté, et donc vous ne retirerez pas ma main.
Poussons cette idée plus loin. Imaginez une chaîne de personnes : je tiens la main de quelqu’un, qui tient la main d’un autre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que la main tout au bout de la chaîne soit posée sur une plaque brûlante. Dans ce cas, seule la personne tout au bout de la chaîne ressentira la douleur. Celle qui est à l’autre extrémité, à l’origine de l’action, n’aura aucune idée de ce qui se passe. Aucun signal ne remonte, aucune communication de la douleur n’est faite. La personne qui souffre continue de souffrir, et celle qui a posé l’acte n’est pas au courant qu’elle a causé cette souffrance.
Ce principe peut être élargi à d’autres situations. Par exemple, dans notre consommation quotidienne, les produits que nous achetons sont peut-être fabriqués dans des conditions de travail difficiles ou inhumaines, mais nous n’en avons pas conscience. Nous sommes à l’extrémité de la chaîne, donnant simplement de l’argent pour encourager un système qui perpétue cette souffrance sans que nous le sachions.
Dans les hiérarchies, le même problème se pose. Un dirigeant peut prendre une décision en pensant bien faire, sans réaliser qu’elle engendre des difficultés ou des souffrances pour les employés situés tout en bas de l’échelle. Et souvent, il n’existe aucun mécanisme pour que ces ressentis négatifs soient transmis. La souffrance reste donc ignorée, et le dirigeant continue de prendre des décisions sans comprendre leur impact réel.
C’est pourquoi, dans tout collectif, il est essentiel de créer des mécanismes qui jouent le rôle d’un système nerveux. Ces mécanismes doivent permettre à tout ressenti, qu’il soit positif ou négatif, d’être communiqué rapidement et efficacement à l’ensemble du système, en particulier à ceux qui en sont à l’origine. Cela garantit une adaptation rapide et collective, favorisant l’équilibre dynamique. Ce processus ne vise pas seulement à répartir équitablement la souffrance, mais également à valoriser les ressentis positifs pour renforcer les dynamiques qui fonctionnent bien.
En somme, ces circuits de communication sont essentiels pour permettre à un collectif, un territoire ou une organisation de s’ajuster et de s’améliorer constamment.
Pour que les équilibres s’opèrent efficacement dans un système, il est essentiel que tout reste fluide. Cela signifie que la capacité d’ajustement et le pouvoir d’agir doivent être bien répartis. Si une partie du système est bloquée et qu’aucun acteur ne peut réagir ou bouger, l’adaptation devient impossible. Prenons l’exemple d’une foule compacte : lorsqu’on est comprimé de tous côtés, on ne peut ni bouger ni ajuster notre position. En revanche, si chaque personne dispose d’un peu d’espace pour se déplacer, l’ensemble du groupe peut s’ajuster collectivement, de manière fluide, comme une nuée d’oiseaux ou un banc de poissons.
Pour permettre cette fluidité, il est crucial d’identifier les flux dans le système. Ces flux incluent :
Les flux d’information : Où l’information circule-t-elle ? Quels sont les points où elle s’arrête ou se bloque ? Quels sont les endroits déconnectés ou les zones où l’information ne passe pas ? En recréant des canaux d’information efficaces, on favorise une meilleure circulation et une capacité d’adaptation accrue.
Les flux de ressources : Prenons l’exemple des finances des collectivités. Les fonds remontent souvent vers l’État ou les régions, puis redescendent aux collectivités locales sous conditions. Cela implique des appels à projets, des dossiers à remplir, des procédures administratives lourdes. Ces processus peuvent ralentir ou bloquer l’accès aux ressources nécessaires à l’action locale.
Analyser ces flux d’information et de ressources permet de repérer les points de blocage et d’observer où le système est ralenti ou inefficace. Cette cartographie aide à comprendre comment les éléments du système interagissent, où se situent les dysfonctionnements et où il est possible d’intervenir pour améliorer la fluidité.
Enfin, il est essentiel de faire confiance à l’intelligence des différents agents du système. Cela consiste à leur fournir une quantité adaptée de ressources et les informations nécessaires pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées, pertinentes pour leur environnement, et bénéfiques pour l’ensemble. Cartographier les flux, c’est donc identifier ce qui circule bien, ce qui coince, et comprendre les mécanismes sous-jacents pour permettre au système de s’ajuster et de s’adapter plus efficacement.
Augmenter les possibilités pour l’écosystème
Un concept clé, développé en profondeur par Paul Krafel (dont vous trouverez le lien vers son livre en annexe), concerne l’utilisation des ressources dans les écosystèmes naturels. Chaque agent, qu’il s’agisse d’un animal, d’une plante ou d’un insecte, a besoin de ressources pour survivre. Cela se traduit par un apport en énergie (par exemple, des calories) et une dépense de cette énergie pour maintenir ses fonctions vitales.
Si la dépense d’énergie dépasse l’apport, l’agent ne peut plus survivre : il s’épuise et finit par mourir.
Si l’apport d’énergie est supérieur à la dépense, l’agent peut stocker cette énergie excédentaire. Cela lui permet de croître, de se développer ou de renforcer sa résilience.
Les écosystèmes se construisent précisément sur cet équilibre dynamique. Lorsqu’un surplus d’énergie est stocké dans le système, comme dans le cas d’un animal mort ou de matières organiques en décomposition, d’autres agents vont rapidement exploiter cette énergie. Par exemple, des charognards, des insectes ou des bactéries viendront récupérer cette ressource pour leur propre survie et leur croissance.
Ce processus d’exploitation et de redistribution de l’énergie est au cœur des écosystèmes. Chaque agent, en absorbant l’énergie disponible, contribue ensuite à la restituer sous une autre forme, directement ou indirectement, à l’environnement. Cette dynamique permet à l’écosystème global de croître, de se diversifier et de se renforcer grâce à l’interdépendance des agents qui le composent.
Ainsi, chaque action d’un agent dans un écosystème n’est pas isolée : elle alimente, d’une manière ou d’une autre, le fonctionnement et le développement de l’ensemble du système.
Prenons un exemple concret : sur une parcelle de terre nue, l'eau de pluie ruisselle, emportant progressivement le sol et causant de l’érosion. Cependant, si des graines viennent s’y déposer et germer, un processus de transformation peut s’enclencher :
Première étape : De la mousse peut se former à la base des jeunes pousses. Cette mousse retient l’eau, empêchant son écoulement immédiat, et crée un environnement humide favorable à d’autres graines.
Deuxième étape : Ces graines, maintenues en place grâce à la mousse, germent à leur tour. Elles produisent des feuilles, qui augmentent encore la capacité de rétention d’eau du sol.
Troisième étape : L’eau, au lieu de ruisseler uniformément, s’écoule le long des feuilles et se répartit sur une zone plus large, réduisant ainsi l’érosion et permettant à d’autres plantes de s’installer.
Résultat : Les racines des plantes nouvellement établies s’enfoncent dans le sol, stabilisent la terre, enrichissent l’écosystème, et facilitent l’apparition d’une végétation encore plus variée.
Ce mécanisme illustre un principe clé des écosystèmes : la vie s’appuie sur la vie. Chaque action d’un agent de l’écosystème (plantes, mousses, etc.) ne se limite pas à sa propre survie, mais contribue à augmenter les possibilités pour l’ensemble du système. En absorbant et en redistribuant les ressources de manière constructive, les écosystèmes créent des conditions favorables à la diversité et à la résilience. En tant qu’êtres humains, nous nous sommes en grande partie déconnectés de cette dynamique. Nous exploitons souvent les ressources sans chercher à les restituer d’une manière qui profite au reste de l’écosystème. Une grande partie de l’énergie que nous consommons est ainsi perdue pour le système global, sans bénéfices pour l’environnement. La posture à interroger est donc la suivante : comment pouvons-nous, en tant qu’agents, utiliser les ressources de manière à les restituer au système pour qu’elles enrichissent l’écosystème et augmentent les opportunités pour tous ? Cela implique de concevoir nos actions et nos usages non pas uniquement pour notre bénéfice immédiat, mais pour celui de l’ensemble des systèmes naturels et humains qui nous entourent.
Le dernier concept clé pour réfléchir à ces dynamiques, et qui invite à lâcher prise tout en cultivant une certaine confiance dans le processus, est celui de l’émergence.
Qu’est-ce que l’émergence ?
Lorsqu’un système atteint un niveau de complexité suffisant, de nouvelles propriétés ou comportements apparaissent, que l’on ne peut pas prédire en étudiant seulement les parties qui composent ce système. Ces phénomènes émergents résultent des interactions entre les éléments du système et ne peuvent pas être réduits aux caractéristiques des éléments pris individuellement.
Exemples d’émergence : Les fourmis :
Une fourmi isolée est un petit insecte aux capacités limitées. Elle peut se déplacer, chercher de la nourriture, mais reste insignifiante dans un écosystème. Cependant, lorsqu’on observe une colonie de 50 000 fourmis, on découvre une véritable société :
Elles construisent des fourmilières complexes,
Cultivent des champignons pour se nourrir,
Coopèrent pour attaquer des proies bien plus grandes qu’elles,
Et colonisent progressivement leur environnement.
Ce type d’organisation et de résultat dépasse totalement ce que l’on pourrait imaginer en étudiant une fourmi seule. L’eau :
Une seule molécule d’eau, prise isolément, n’a aucune des propriétés que nous associons à l’eau en tant que liquide : elle ne mouille pas, ne coule pas, ne forme pas de gouttes. Mais lorsqu’un grand nombre de molécules d’eau se regroupent, elles génèrent des propriétés émergentes :
L’effet mouillé,
La tension de surface,
Le pouvoir de dissolution.
Ces propriétés n’existent qu’au niveau du système global et ne peuvent être anticipées à partir des caractéristiques d’une seule molécule. Pourquoi ce concept est-il utile ?
L’émergence montre que, dans un système complexe comme un territoire ou une communauté, il est inutile de chercher à tout contrôler. En favorisant les interactions, en mettant en place des conditions propices et en permettant aux agents (individus, structures, organisations) d’interagir librement, des solutions et dynamiques inattendues et innovantes peuvent apparaître. Cela encourage à avoir confiance dans la capacité d’un système à s’auto-organiser et à générer des résultats dépassant la somme de ses parties.
Conclusion
L’objectif en partageant ces concepts n’est pas de prétendre qu’il suffit de laisser faire et que tout se passera naturellement pour le mieux. Il est crucial de reconnaître l’importance de cadres, de structures et de règles qui organisent les interactions et garantissent un minimum de contrôle sur certains aspects. Cependant, l’idée principale est d’accepter que, lorsqu’on agit sur un territoire, la complexité est telle qu’il est impossible de tout prévoir.
Les actions que l’on peut mener doivent avoir pour intention d’augmenter l’intelligence collective du territoire et sa capacité d’adaptation. Cela signifie travailler à créer des conditions favorables, encourager les dynamiques coopératives et fluidifier les interactions. Ensuite, il est essentiel d’adopter une posture d’humilité, en reconnaissant que les effets de nos actions ne seront pas entièrement maîtrisables.
Il y aura des impacts visibles, mesurables, mais aussi des effets multiples, imprévus, que nous ne pourrons ni anticiper ni quantifier. Cette incertitude fait partie intégrante du travail sur les systèmes complexes. Agir dans cette perspective revient à œuvrer dans une posture de bienveillance : mettre en place des conditions propices tout en acceptant que les résultats peuvent, à la fois, ne pas correspondre à nos attentes ou au contraire dépasser largement ce que nous aurions pu espérer.
Paul Krafel est un naturaliste qui a étudié les manières de lutter contre l'érosion des sols.
A travers ses expériences dans les parcs nationaux américains en tant que ranger, il a développé différentes techniques pour créer des spirales vertueuses. Sa philosophie, basée sur la systémique, s'applique à de nombreux domaines dans la vie de tous les jours. Voici son livre : Itinérance, traduit en français
Si vous parlez anglais, je vous encourage à regarder sa conférence TED, où il compare les flux de pouvoirs à l'eau qui s'écoule :
Vous trouverez ici l'antiguide de l'approche systémique de Cyrille Tassart, qui reprend va beaucoup plus loin que les quelques concepts décrits ici et applique ses enseignements à l'action d'association sur les territoires
Voici le fameux livre Les limites à la croissance (PDF, 6.7MB) de Dennis Meadows,Donella Meadows et Jorgen Randers qui va permettre de comprendre les dangers associés à une pensée trop orientée "cause", n'englobant pas tout le système et les externalités négatives
Le réseau de l'innovation systémique, un site en anglais pleins de ressources incroyables pour en savoir plus sur la pensée systémique.
Et voici un jeu de cartes concepts qu'on a traduit en français pour que vous puissiez creuser le sujet Si_CardsFR.pdf (10.3MB)
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L'intelligence collective se définit comme la capacité d'un groupe à combiner les perspectives, compétences, expériences et qualités de chacun de ses membres. Ce processus vise à créer une vision plus précise et nuancée de la réalité, en minimisant les angles morts présents dans les perspectives individuelles.
En réunissant des individus dans un cadre favorable, où les conditions propices à l'émergence de cette intelligence collective sont respectées, chacun élargit sa compréhension de situations complexes. Cette dynamique renforce l'intelligence du groupe dans son ensemble, tout en augmentant celle des individus. L'intelligence collective permet ainsi d'aller au-delà des capacités d'un seul individu, et, grâce à la diversité des points de vue, de construire une vision plus riche de la réalité pour orienter les décisions de manière plus éclairée.
Conditions nécessaires à l’émergence de l’intelligence collective
L’intelligence collective ne peut pas être imposée, tout comme on ne peut pas forcer l’herbe à pousser. Elle ne se décrète pas ; on ne peut pas simplement dire « voilà, nous avons de l’intelligence collective ». Il s’agit plutôt de créer les conditions propices à son émergence, comme on suit une recette pour faire monter une mayonnaise. Si les bons ingrédients ne sont pas réunis, l’intelligence collective ne se manifestera pas de la même manière.
Le premier ingrédient essentiel à cette intelligence collective est la diversité. La diversité de points de vue et d’expériences joue un rôle fondamental. Par exemple, pour décrire une voiture, si on place 25 personnes au même endroit autour de celle-ci, elles observeront toutes le même angle et auront une vision limitée de l’objet. Elles risqueraient de passer à côté d’éléments importants, comme une roue manquante à l’opposé de leur position. En revanche, si l’on répartit ces 25 personnes tout autour de la voiture — dessus, dessous, à l’intérieur — et qu’on leur demande de partager ce qu’elles voient, on obtient une vision beaucoup plus riche et complète.
La diversité permet donc d’apporter une multitude de perspectives. Plus les individus ont des parcours, métiers et visions du monde variés, plus les informations qu’ils partagent enrichissent la compréhension commune des situations abordées. Il est donc essentiel que cette diversité soit présente et puisse pleinement s’exprimer.
Le second ingrédient essentiel à l’émergence de l’intelligence collective dans un groupe est la confiance. Elle repose sur un sentiment de sécurité partagé. Dans la vie quotidienne, nous passons souvent du temps et dépensons de l’énergie à mettre en place des protections pour nous préserver des critiques, des micro-agressions, des questionnements de nos opinions, etc. Cela nous pousse à adopter des masques, à nous abriter derrière des postures et à adopter des comportements défensifs pour protéger ce qui nous est précieux. En conséquence, nous ne nous ouvrons pas totalement, et nous ne partageons pas tout ce que nous pourrions apporter.
Ainsi, en instaurant un climat de confiance, on vise à libérer les individus de ces mécanismes de protection, afin qu’ils puissent mettre leurs ressources au service du collectif. Pour ce faire, on met en place un cadre de sécurité, une sorte de bulle protectrice autour du groupe et de chaque personne, où chacun sait que ses contributions seront accueillies sans jugement ni attaque. Ce cadre de sécurité encourage un partage sincère et une ouverture d’esprit maximale, permettant à chacun d’investir pleinement ses ressources au profit du groupe.
Le troisième ingrédient essentiel à l’émergence de l’intelligence collective est la bonne circulation de l’information. Il s’agit de garantir que chaque message, chaque information importante passe de manière fluide et atteigne l’ensemble du groupe. Que les échanges en petits groupes puissent être diffusés plus largement et que chaque avancée, nouvelle idée, ou expérience partagée bénéficie à tous. Cela permet de maintenir une vision partagée, d'assurer que tout le monde dispose du même niveau d’information et d’éviter les décalages qui pourraient entraîner des incompréhensions ou des actions divergentes. En assurant une communication fluide, on facilite ainsi la coordination au sein du groupe et renforce l'intelligence collective.
Cet ingrédient est également lié à la transparence. Plus il y a d’ouverture et de transparence, plus cela nourrit la confiance. Tous ces éléments – circulation de l’information, confiance, transparence – se renforcent mutuellement. Lorsque la confiance s’installe, les individus s’ouvrent davantage, deviennent plus transparents, ce qui, en retour, consolide la confiance. Cela permet aux personnes d’accepter leur vulnérabilité et de laisser tomber leurs barrières.
La transparence consiste à exprimer librement ses émotions, ses ressentis, ses pensées, en se sentant assez en sécurité pour les partager avec le groupe, sans les retenir par crainte de jugement. Si une personne ressent une tension ou pense quelque chose de différent de l’opinion générale, le fait de pouvoir l’exprimer enrichit le groupe. Si, à l’inverse, chacun ne partageait que des idées conformes à celles du groupe, on stagnerait dans le statu quo et perdrait la richesse apportée par la diversité des perspectives.
Le dernier ingrédient essentiel est la responsabilité. Elle permet aux personnes de s’approprier tant le résultat que le processus lui-même. Cela implique une souveraineté individuelle, où chaque personne se demande : « Qu’est-ce que j’apporte au groupe ? ». Chacun est responsable de respecter le cadre, de prendre en charge ce qu’il exprime et de s’engager pleinement dans le processus.
Quand chaque membre prend la responsabilité de maintenir ce cadre de sécurité, de participer activement et de partager son authenticité, cela renforce l’efficacité du groupe. Ce fonctionnement favorise une dynamique horizontale, éliminant le besoin d’une hiérarchie où une seule personne porterait la responsabilité collective. Chacun devient ainsi acteur du bon déroulement du processus, sans qu’une personne ait à assumer un poids plus lourd que les autres.
Nous aborderons ensuite la posture de facilitation, qui, justement, n’implique pas de jouer le rôle de chef mais de servir de garant du cadre.
Dès qu’on travaille à plusieurs, on organise des réunions. Et l’une des premières choses qu’on apprend en gouvernance partagée ou en facilitation en intelligence collective, c’est l’importance du cadre de sécurité, de la qualité de la transmission des informations et du soin apporté au groupe. Partant de ce constat, et sachant que de nombreux autres ont eu des démarches similaires, on a imaginé un canevas spécifique pour animer des réunions. Ce canevas, que nous avons nommé « le jeu de la réunion », propose un cadre déjà structuré et un déroulé à suivre. Il permet de co-construire un ordre du jour, de hiérarchiser les sujets à aborder et de dérouler la réunion de manière fluide.
L’idée est d’offrir une méthode qui facilite l’animation de réunions tout en prenant soin du groupe, en garantissant une certaine efficacité et en permettant au collectif de progresser, même sans expertise particulière en facilitation. C’est une alternative aux réunions professionnelles classiques, souvent longues et inefficaces, où une seule personne monopolise la parole et où l’on a du mal à avancer. Ce canevas vise à instaurer un minimum de maturité collective dans l’animation des échanges. Alors, n’hésitez pas à vous en servir !
Le jeu de la réunion
Description rapide
C'est un document simple, constitué comme des règles de jeu, pour partager la manière dont on fait nos réunions. Ce déroulé est le fruit de plein d'expériences faites auprès de professionnel.le.s comme Stephan Krajcik, Tristan Rechid, tout le travail de l'Université du Nous, Art Of Hosting, etc...
Objectifs / A quoi ça sert ?
Il sert de guide pour animer des réunions efficaces, qui prennent soin du groupe et pour goûter aux avantages des outils de facilitation
Lorsque vous commencez à concevoir des ateliers ou des sessions, il devient essentiel de définir un processus clair. Pour faciliter cette étape, nous avons créé un simple tableur permettant d’élaborer des déroulés d’ateliers de manière structurée. Le principe est simple : pour chaque séquence, vous renseignez l’heure de début, le type d’activité (par exemple : un tour de météo, une ouverture, un brise-glace), ainsi que l’intention associée à cette activité et sa durée. Le tableur calcule automatiquement l’heure de début de l’élément suivant, ce qui simplifie grandement la construction du déroulé.
Cet outil permet de clarifier la conception des ateliers et d’obtenir un document partagé qui aide à se mettre d’accord sur le déroulé global. L’avantage réside dans sa simplicité et son adaptabilité : il est bien plus pratique à utiliser que de construire un déroulé dans un document texte classique, où chaque modification demande un ajustement manuel fastidieux.
Alors n’hésitez pas à vous en servir : il suffit de renseigner l’heure de début et les différentes séquences, et le tableur fait le reste pour vous faciliter la vie.
Créateur de déroulés
Description rapide
Un tableur mis en forme avec des formules pour créer des déroulés d'atelier ou de réunion
Objectifs / A quoi ça sert ?
Calculer facilement les temps de réunion
Un support pour co-construire des ateliers
Trucs et astuces
Vous animez souvent des ateliers ? Des réunions ?
Vous passez du temps à savoir comment aligner les séquences, les ré-arranger en fonction des besoins ?
Et chaque fois que vous modifiez un truc, vous devez redécaler tous les horaires et tout recalculer ?
Plus maintenant ! Grâce au créateur de déroulé Solucracy, fini les maux de tête !
Bon, pour être honnête, c'est juste un bête fichier excel qui calcule automatiquement les horaires en fonction du temps que vous mettez pour chaque module :-)
Quand est-ce que l’intelligence collective peut être utile ?
Maintenant que nous avons vu les ingrédients nécessaires à l’émergence de l’intelligence collective, examinons dans quels cas elle peut être utile. Pourquoi se donner tout ce mal pour créer les conditions favorables et favoriser son émergence ?
Un premier cas où l'intelligence collective s’avère précieuse est pour la prise de décisions. Lorsqu’un groupe souhaite décider de manière que chacun puisse s’approprier la décision et s’assurer qu’elle convienne à toutes et tous, le recours à l’intelligence collective devient pertinent. Cela permet de traiter des situations complexes, souvent caractérisées par de nombreux éléments en interaction, des évolutions constantes, et une masse d’informations difficile à appréhender pour une seule personne. En s’appuyant sur l’intelligence collective, on peut capter davantage d’aspects, mieux comprendre la situation, et se reposer sur les perspectives du groupe plutôt que de tout appréhender individuellement.
Cela est particulièrement utile dans des contextes complexes comme un territoire, une association, ou une entreprise, où la diversité des points de vue enrichit la compréhension de la situation. L’intelligence collective est également efficace dans des contextes où des intérêts conflictuels coexistent. Par exemple, dans une entreprise, les équipes de marketing, de ventes, de support client et de développement logiciel ont chacune leurs priorités et leur vision des choses. Chaque membre défend naturellement les éléments nécessaires à la réussite de sa propre mission, sans toujours percevoir les contraintes des autres. Il est difficile de maintenir simultanément toutes ces perspectives, surtout lorsque les métiers diffèrent fortement.
L’intelligence collective crée un espace où chacun peut exprimer ses besoins et préoccupations. À partir de là, on peut rechercher un équilibre, une solution qui tienne compte des intérêts variés sans créer de nouveaux problèmes pour le collectif. Plutôt que d’avancer avec une vision personnelle limitée, le groupe joue avec chaque perspective pour dégager l’action la plus juste.
Un autre cas d’utilisation de l’intelligence collective intervient lorsqu’une personne rencontre une difficulté ou un blocage dans son travail. Lorsqu’elle a épuisé ses ressources et voies habituelles pour résoudre un problème, elle peut solliciter le groupe pour bénéficier de ses expériences et points de vue divers. Cela peut générer des solutions créatives ou des approches inédites, auxquelles elle n’aurait pas pensé seule. Le co-développement ou des approches similaires mobilisent l’intelligence collective pour aider un individu à avancer en tirant parti de la richesse du groupe.
Cartographie des facilitataires en intelligence collective
Lors de la création de la méthode Solucracy, l’objectif principal était que chacun puisse se l’approprier et la déployer sur son territoire. La majorité des actions sont simples à comprendre et à mettre en œuvre, mais une compétence reste essentielle : la facilitation en intelligence collective. Cette compétence devient cruciale au moment d’animer des ateliers participatifs, qui exploitent les données recueillies lors des portes-à-portes et de la cartographie des acteurs locaux, afin que la population puisse concevoir des projets et avancer ensemble.
Pour garantir des ateliers efficaces et inclusifs, il est préférable qu’une personne compétente en facilitation en intelligence collective soit présente. Elle saura structurer un processus prenant en compte les besoins de chacun, tout en assurant des résultats concrets et une dynamique sereine pour la suite. Cependant, comme il est impossible d’être présent partout, nous avons conçu un outil : la carte des facilitateurs en intelligence collective. Cet outil permet à ceux qui maîtrisent les techniques de facilitation de s’auto-référencer, et à ceux qui souhaitent organiser des ateliers de trouver facilement un facilitateur proche de chez eux.
Cette carte offre plusieurs fonctionnalités. Elle recense les facilitateurs selon les méthodes et outils qu’ils maîtrisent, précise les publics avec lesquels ils travaillent et fournit diverses informations pour choisir le facilitateur le plus approprié. Ainsi, que vous souhaitiez utiliser cette carte pour trouver un facilitateur ou vous y référencer si vous maîtrisez les outils de facilitation, elle est là pour vous accompagner dans vos démarches.
Carte des facilitataires en intelligence collective
Description rapide
Annuaire des outils et méthodes de facilitation en intelligence collective et personnes qui les maitrisent sur la francophonie
Objectifs / A quoi ça sert ?
Quelle est l'intention de cette carte ?
1.Recenser les facilitateurs et accompagnateurs qui maitrise les outils de collaboration pour qu'ils soient visibles pour les collectifs, entreprises, collectivités nécessitant un accompagnement.
2.Faciliter les interactions entre ces acteurs pour monter en compétence sur divers outils, échanger, partager, se réunir, relier, etc....
3.Donner la possibilité à chaque citoyen de vivre une expérience collective positive pour guérir notre tissu social
Encore un outil commun.
Florence Le Nulzec , Timothée Couchoud , Jean-Michel Cornu, Bruno Tison et beaucoup d'autres ont également contribué pour qu'elle réponde à un besoin plus large. Sa mission a maintenant largement dépassé le petit périmètre auquel on la destinait :-) .
Grâce aux membres du groupe Facilitateurs et Facilitatrices sur Facebook, nous avons pu constituer une liste plutôt complète des outils et méthodes existants que vous trouverez (et pourrez compléter) en suivant ce lien
Cette carte se veut contributive, beaucoup de choix discutables et à rediscuter ont été faits, elle n'est pas parfaite, mais on peut la bonifier tous ensemble maintenant qu'elle existe.
Elle constitue également un magnifique terrain d'expérimentation pour trouver une manière efficace de co-designer un outil commun. (y a-t-il un facilitateur dans la salle ? :-) )
Par exemple : Comment décider ensemble des outils et méthodes à ajouter ?
Comment bonifier l'outil de manière efficace sans subir une inertie de groupe trop importante ?
Pour la suite, étant donné qu'on va peu à peu enrichir la liste d'outils et méthodes, ça serait super que chacun donne un lien vers une fiche explicative détaillée, des pistes pour se former, etc...Donc comment on ferait ça ? Une option serait de poster des fiches sur https://jouer-collectif.com/ ou sur https://www.metacartes.cc/
Partage libre et sincère
Cet outil est ouvert, les données sont libres (CC-by-SA) et même la modération est contributive : Dès que 4 personnes ont validé un nouveau compte, il est accepté.
Plusieurs personnes de divers collectifs sont administratrices, il ne s'agit donc pas d'une carte Solucracy mais d'une carte commune.
Rêvons un peu
Imaginons un peu qu'une action d'envergure se lance en France. Qu'un besoin soudain pour travailler collectivement se fasse sentir et qu'on aie besoin de gens pour les animer, faire découvrir ces outils magnifiques qui permettent de construire ensemble dans la convivialité. Grâce à cette carte, chaque collectif local pourra trouver une personne ressource pour les accompagner dans cette aventure.
Il est important que les citoyens aient la possibilité de vivre une expérience collective inspirante et positive. Et les personnes recensées sur cette carte se sont donnée cette mission.
Echelle de participation
Contrôle citoyen
Usage
Imaginer des solutions collectivement
Temps nécessaire
0
Budget
0€
Trucs et astuces
Créateurice
Florence Le Nulzec, Yannick Laignel et les membres de la Nuée
Formation à la coopération pour les instances de participation
Un groupe de Solucracy, en partenariat avec la Coordination nationale des conseils de développement, a conçu des modules de découverte destinés aux membres d’instances de participation citoyenne, tels que les conseils de développement, les conseils citoyens et les comités de quartier. Ces modules ont pour objectif d’aider les participants à acquérir des clés essentielles pour favoriser l’engagement citoyen et renforcer la coopération au sein de ces instances participatives.
Les thèmes abordés dans ces modules incluent :
La valorisation des individualités au sein du groupe,
La construction d’une identité commune,
L’adoption d’un état d’esprit coopératif,
L’utilisation de méthodes collaboratives,
Le partage de la gouvernance.
Objectifs des modules :
Expliquer les concepts d’intelligence collective et de coopération, ainsi que leurs bénéfices pour une instance participative et ses membres.
Développer une posture coopérative, fondée sur l’écoute, la confiance, la bienveillance et la co-construction.
Faire évoluer l’animation et le fonctionnement des instances participatives, grâce à cette nouvelle posture.
Chaque module dure entre 3 et 5 heures, et vous trouverez à disposition :
Les déroulés types des sessions,
Les visuels utilisés,
Des padlets contenant des ressources et des liens utiles.
Ces modules sont une excellente ressource pour animer des formations et encourager l’adoption de pratiques coopératives. N’hésitez pas à vous en emparer et à les adapter selon vos besoins. Amusez-vous bien !
Parcours - Favoriser l'engagement et la coopération dans les instances de participation
Description rapide
Des modules d'apprentissage pour découvrir des clefs afin de favoriser l'engagement citoyen et la coopération au sein d'instance de participation.
Objectifs / A quoi ça sert ?
Sur la base d'un expérience menée en partenariat avec la Coordination Nationale des Conseils de Développement (CNCD), Solucracy a développé des modules de découverte à destination de membres d'instances de participation citoyenne (Conseil de développement, Conseil citoyen, Comité de quartier...).
Ces modules permettent de faire découvrir aux citoyens des clefs pour favoriser l'engagement et la coopération au sein des instances, comme :
- La valorisation des individualités au sein du groupe
- La construction d'une identité commune
- L'adoption d'un état d'esprit coopératif
- L'utilisation de méthodes collaboratives
- Le partage de la gouvernance
Les objectifs visés pour les participants sont de pouvoir :
- Expliquer ce qu’est l’intelligence collective et la coopération et en quoi elles sont bénéfiques
pour une instance participative et ses membres.
- Développer une posture coopérative, basée sur écoute, confiance, bienveillance, co-construction.
- Faire évoluer l’animation et le fonctionnement des instances avec cette nouvelle posture.
Joy et Yvan de Présence Active, ont créé des dizaines de supports et de vidéos pour vous accompagner dans la découverte et la pratique de la facilitation en intelligence collective.
De quoi bien approfondir le sujet :-)
Podcast Les intelligences collectives créé par Sophie Franz
Chaque épisode vous permettra de découvrir une manière d'appliquer les principes décrits ici, et des méthodes pour que le groupe transcende les capacités de la somme des individus.
Dans ce MOOC, le terme territoire désigne une zone géographique délimitée, qu’il s’agisse d’un quartier, d’une ville, d’un village, d’une forêt, d’une vallée ou même d’une biorégion. L’idée est de se concentrer sur une zone spécifique pour observer les dynamiques du vivant qui s’y manifestent.
Rôles et enjeux
Dans ce contexte, le territoire est perçu comme un système où chaque individu, structure ou organisation joue un rôle spécifique. Comprendre ces rôles est essentiel, car chaque rôle s’accompagne d’enjeux propres. Comme l’explique Yann Le Bossé, il existe des enjeux invariants liés aux rôles : ce que chaque acteur cherche à obtenir ou à éviter. Par exemple, un élu sur un territoire peut espérer être reconnu pour son travail, voir ses décisions acceptées, ou obtenir le soutien de ses collaborateurs.
Lorsqu’une personne joue un rôle, elle active des moteurs et des freins qui orientent ses actions et comportements pour atteindre ses objectifs. Une idée importante à garder en tête dans cette posture est la suivante : « Personne ne cherche à nous nuire ; chacun cherche à se faire du bien ». En d’autres termes, on peut retirer l’aspect personnel des interactions. L’individu en face agit selon ses objectifs, qu’il agirait de la même manière en notre absence, en suivant les enjeux qui lui tiennent à cœur.
Il est également important de reconnaître la légitimité de chaque enjeu. Ce que chaque personne cherche à obtenir ou éviter est essentiel pour elle, même si cela peut paraître insignifiant ou superflu d’un autre point de vue. Au lieu de chercher à modifier la légitimité de ses enjeux, l’approche consiste à comprendre pourquoi ils revêtent de l’importance pour elle.
Changer d’enjeux ou de stratégie n’est jamais anodin : cela impose un coût cognitif. Les individus établissent des stratégies pour atteindre leurs objectifs et éviter leurs craintes. Modifier ces stratégies du jour au lendemain implique un effort d’adaptation. Par exemple, si une personne a l’habitude de se rendre au travail en voiture en 15 minutes, une obligation de passer au vélo, avec un trajet de 30 minutes, l’amène à revoir toute son organisation quotidienne, du petit-déjeuner au déroulement de sa journée de travail. Cette adaptation demande temps et énergie, ce qui souligne le coût des changements dans le fonctionnement habituel.
Il est crucial de dissocier le rôle de la personne qui l’endosse. Le rôle ne doit pas être confondu avec l’identité de l’individu, mais bien perçu comme lié à la situation. Par exemple, une personne travaillant en support client dans une entreprise adoptera un comportement différent de celui qu’elle aurait dans un contexte familial. C’est le rôle qui détermine l’attitude et les actions, et il est important de comprendre que si une personne agit d’une certaine manière, c’est en raison du rôle qu’elle occupe et des enjeux qui lui sont propres à cet instant. Cela permet de ne pas prendre ses actions de manière personnelle, en dissociant son comportement de son identité.
Lorsqu’un rôle est assigné, des responsabilités et des attentes précises l’accompagnent. Par exemple, lorsqu’une personne est élue au sein d’une collectivité, on attend d’elle qu’elle contribue à la gestion de cette dernière. Si ces attentes et responsabilités sont floues, des malentendus et conflits risquent d’émerger. Prenons l’exemple simple où l’on espère un soutien d’une personne dans un moment difficile. Si cette attente n’a pas été exprimée clairement, une déception peut naître. Il est donc essentiel que les attentes vis-à-vis de chaque rôle soient claires pour éviter les projections et les incompréhensions, d’autant plus si les attentes diffèrent en fonction des contextes culturels.
La relation entre pouvoir et responsabilité est également fondamentale. Selon la place qu’une personne occupe dans le système, elle accepte certaines responsabilités et en refuse d’autres, souvent en fonction de ses ressources personnelles. Par exemple, un parent salarié avec de multiples engagements peut ne pas avoir la capacité d’assumer des responsabilités au sein de la gestion collective. Le fait qu’une autre personne accepte ces responsabilités, comme gérer la ville ou les infrastructures, est souvent perçu comme un confort et permet aux individus de se concentrer sur leurs propres priorités.
En prenant des responsabilités, ces personnes reçoivent également du pouvoir décisionnel délégué par le collectif. Toutefois, ce pouvoir pourrait être rétracté si chacun décidait de reprendre les responsabilités correspondantes. La question reste de savoir si les individus ont réellement la capacité, les ressources et l’envie d’assumer ces responsabilités supplémentaires.
Ainsi, comprendre que chacun endosse des rôles différents, souvent pour alléger la charge du collectif, permet d’éviter les jugements envers ceux qui détiennent une forme de pouvoir, en rappelant que ce pouvoir est intrinsèquement lié aux responsabilités acceptées.
N'hésitez pas à ajouter vos propres observations sur ce type d'acteur local dans les commentaires en bas de cette page !
Les institutions
Il est également essentiel de dire un mot sur le rôle des institutions, telles que l’Éducation nationale, la mairie ou la poste, auxquelles nous attribuons des fonctions spécifiques au sein du système. Ces institutions sont des constructions humaines ; elles n’existent pas naturellement mais ont été créées pour organiser le fonctionnement du collectif humain. Il est donc possible d’imaginer des réflexions et des actions indépendantes de ces structures.
Dans le système du territoire, les institutions ne sont qu’un acteur parmi d’autres. Cependant, elles cristallisent un certain mode de fonctionnement, avec des enjeux et des valeurs établis de longue date. Cela rend leur rôle plus rigide et les rend moins adaptables, d’autant plus que des règles et des valeurs extérieures au territoire influencent leur fonctionnement. Les personnes travaillant au sein de ces institutions doivent également respecter certaines obligations – comme le devoir de réserve, la neutralité et l’égalité de traitement dans le service public – qui limitent leur champ d’action.
Les institutions incarnent donc des valeurs spécifiques qui se traduisent en mécanismes, règles et contraintes. Bien que ces éléments favorisent des aspects positifs, comme l’uniformité et la stabilité, ils créent également des angles morts et certaines limitations. Il est important de garder cette dynamique en tête lorsqu’on envisage leur rôle au sein du territoire.
Prenons quelques exemples concrets pour illustrer ce point.
Les documents tels que le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) ou le Plan Local d’Urbanisme (PLU) régissent l’utilisation et le développement du territoire. Toute initiative, comme la construction d’une maison ou l’exploitation d’un terrain, doit se référer à ces cadres. Ces documents définissent des règles qui, bien qu’indispensables pour structurer le territoire, limitent aussi une part de liberté dans son usage.
D’autres cadres réglementaires, comme le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), viennent également orienter le développement local. Par ailleurs, des institutions dédiées à la protection de l’environnement ont le pouvoir d’intervenir sur des projets pour préserver des espèces ou des espaces naturels. Ces interventions peuvent aller jusqu’à l’arrêt ou la redirection d’un projet pour garantir un respect des équilibres écologiques.
Les institutions peuvent également limiter l’accès à certaines ressources. Par exemple, la réservation d’une salle communale, qui devrait être une ressource accessible à tous, peut se compliquer par des procédures administratives lourdes, des délais importants, ou des critères excluant certains usagers. Ces contraintes, bien qu’initialement conçues pour structurer l’accès aux ressources, peuvent freiner ou décourager des initiatives locales.
N'hésitez pas à ajouter vos propres observations sur ce type d'acteur local dans les commentaires en bas de cette page !
Zoom sur les différents acteurs
Après avoir évoqué les institutions, il est pertinent d’examiner les autres acteurs du territoire et leurs enjeux. Ce que nous allons aborder ici est une analyse subjective, basée sur les expériences menées avec la méthode Solucracy sur divers territoires. Nous vous encourageons à partager dans les commentaires vos propres observations, afin d’enrichir cette réflexion.
Les élus
Commençons par les élus, en particulier les élus communaux lors des élections municipales. Leur première intention est de se faire élire. Cela implique d’élaborer un programme en cohérence avec les attentes de la population, en imaginant un avenir pour le territoire qui suscite l’adhésion. Cela nécessite également la formation d’une équipe cohérente et soudée. Dans ce processus, ils doivent faire face à des listes concurrentes, constituées de personnes motivées elles aussi à promouvoir leur vision du territoire. Cette compétition introduit des tensions et parfois des conflits, en raison de l’enjeu commun.
Une fois élus, les responsables communaux héritent des attentes de la population, qui s’attend à ce que la collectivité soit bien gérée et que le programme promis soit mis en œuvre. Cependant, les élus se heurtent souvent aux réalités de la gestion communale : le fonctionnement des administrations, les contraintes imposées par la communauté de communes, le département, ou la région. Ces facteurs réduisent considérablement leur pouvoir d’action. Par ailleurs, les divergences d’opinion et les relations interpersonnelles au sein de l’équipe municipale peuvent aussi entraver la réalisation des projets.
En parallèle, une partie de la population adopte une posture de « consommateur », estimant qu’après avoir voté et payé ses impôts, elle peut exiger des élus qu’ils remplissent leurs promesses. Cette pression est difficile à gérer, car les élus sont exposés au jugement constant des citoyens. Cette posture de « consommateur » crée un climat où les élus doivent s’assurer qu’ils gardent leur légitimité et évitent les critiques. Face à cette pression, ils adoptent parfois des stratégies de protection, telles que l’organisation de réunions publiques contrôlées, où le contenu des discussions est maîtrisé pour limiter les questions embarrassantes.
Cette dynamique renforce la perception d’une population homogène et critique, souvent perçue comme « la masse qui se plaint ». Avec le temps, cette relation tendue entre les citoyens-consommateurs et les élus, cherchant à préserver leur crédibilité, crée un climat de méfiance. Cela rend la position des élus d’autant plus complexe, car ils doivent jongler entre répondre aux attentes, éviter les conflits, et maintenir leur légitimité face à un public exigeant.
N'hésitez pas à ajouter vos propres observations sur ce type d'acteur local dans les commentaires en bas de cette page !
Les agents des collectivités
Les agents des collectivités, qu’ils soient employés des communes, des départements ou d’autres structures territoriales, occupent un rôle particulier. Ils sont soumis à un devoir de réserve qui leur interdit de s’exprimer publiquement sur les choix de la collectivité. Leur mission principale est de mettre en œuvre les décisions et les plans établis par les élus. Comme le souligne Dominique Filatre, « les élus ont le pouvoir de prendre la parole en public, et les agents ont l’expertise ». Cette dynamique place les agents dans une position délicate.
En pratique, les élus travaillent sur des programmes et font des promesses avant même d’être élus. Une fois en fonction, ce sont les agents qui doivent traduire ces promesses en actions concrètes. Ces derniers, grâce à leur connaissance technique et leur expertise du terrain, savent si ces projets sont réalisables et comment les mettre en œuvre. Cependant, cette expertise ne leur permet pas toujours d’intervenir directement sur les décisions, et leur rôle reste souvent celui d’exécutant.
La situation est encore plus complexe à cause du renouvellement des élus tous les six ans. À chaque mandat, les agents doivent souvent défaire ce qui a été réalisé sous l’équipe précédente pour repartir dans une nouvelle direction, parfois diamétralement opposée. Ils doivent alors jongler entre leur devoir de mise en œuvre et leur responsabilité implicite d’influencer les élus pour que les décisions soient réalistes et cohérentes.
De plus, leur relation avec les élus peut être marquée par des pressions importantes. Certains élus, dans leur rôle d’employeur, peuvent demander beaucoup, voire des choses difficiles à tenir. Cette situation amène parfois les agents à adopter une posture protectrice, à la fois pour eux-mêmes, pour leurs équipes, et pour la collectivité. Cela explique pourquoi un agent peut répondre différemment à une demande selon que les élus sont présents ou non. Cette dynamique reflète les multiples contraintes auxquelles ils doivent faire face.
Il est donc crucial de reconnaître la complexité de leur rôle et d’adapter nos interactions avec eux en tenant compte des responsabilités qu’ils portent et des limites qui leur sont imposées.
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